L'Olympiacos bat le Real Madrid et remporte l'EuroLigue
En finale de l'EuroLigue, le club grec de l'Olympiacos a battu le Real Madrid 92:85. Evan Fournier a marqué 20 points, tandis que Trey Lyles en a inscrit 24, mais cela n'a pas suffi pour sauver le Real Madrid de la défaite.
Événement principal
L'Olympiacos est champion de l'EuroLigue 2026 !
Dans une finale du Final Four dramatique tenue le 24 mai 2026 à l'Uber Arena de Berlin, le club grec de l'Olympiacos a infligé une défaite écrasante au Real Madrid sur le score de 92:85. Pour le club du Pirée, ce trophée est le quatrième de son histoire et le premier depuis la légendaire saison 2012/13, où ils avaient battu le même Real Madrid (100:88) en finale. À l'époque, l'équipe était dirigée par l'actuel entraîneur du FC Barcelone, Georgios Bartzokas, et aujourd'hui le triomphe s'est répété sous sa direction — une fois de plus contre le « club royal ».
Le match a été tendu et équilibré pendant trois quarts-temps, mais la période décisive du dernier quart a appartenu aux Grecs. Le Real Madrid menait à la mi-temps (45:43), mais l'Olympiacos a remporté le troisième quart (24:20) et a conclu le match avec un run de 25:20 dans le quatrième, empêchant toute remontée.
Détails et statistiques
Le héros de la finale a été le meneur français Evan Fournier, qui a marqué 20 points (4 sur 7 à trois points, 6 rebonds, 4 passes décisives). Ses tirs longue distance en seconde période ont renversé la tendance à trois reprises. Fournier a été nommé MVP du Final Four — pour le vétéran de 34 ans, qui a rejoint l'Olympiacos l'été dernier en provenance de la NBA, c'est son premier titre européen en club.
Pour le Real Madrid, Trey Lyles a réalisé un match brillant avec 24 points (9 sur 14 au tir, 5 rebonds), mais ses efforts n'ont pas suffi. Le leader de l'équipe, Edy Tavares (10 points, 12 rebonds), a été gêné par les fautes et n'a joué que 28 minutes. Facundo Campazzo a ajouté 15 points et 8 passes décisives, mais l'Argentin a commis 5 balles perdues, dont trois dans le dernier quart.
Statistiques clés :
- Rebonds : Olympiacos 38 (9 offensifs), Real Madrid 32
- Passes décisives : 19 contre 18 en faveur des Grecs
- Balles perdues : 11 pour l'Olympiacos, 14 pour le Real Madrid
- Tirs à trois points : 12/31 (38,7 %) pour l'Olympiacos contre 9/27 (33,3 %) pour le Real Madrid
L'entraîneur du Real Madrid, Chus Mateo, a déclaré après le match : « Nous avons contrôlé le match pendant 30 minutes, mais le dernier quart a été un désastre pour nous. Fournier a réussi deux tirs à trois points impossibles, et après cela, nos joueurs se sont effondrés mentalement. »
Contexte et signification
Cette victoire de l'Olympiacos brise la domination du Real Madrid en EuroLigue. Au cours des cinq dernières années, Madrid a remporté trois titres (2022, 2023, 2025), seul le Panathinaikos les ayant arrêtés en finale 2024. Pour le basket grec, le triomphe de l'Olympiacos est particulièrement doux — leur rival historique, le PAO, a gagné l'EuroLigue il y a deux ans, et maintenant le club du Pirée a rétabli l'équilibre à Athènes.
Aspect économique : le prize money pour la victoire en EuroLigue est de 1,5 million d'euros, et les revenus totaux du club provenant de la participation au Final Four (vente de billets, droits TV, bonus des sponsors) sont estimés entre 4 et 5 millions d'euros. Pour l'Olympiacos, dont le budget cette saison était de 38 millions d'euros (contre 52 millions pour le Real Madrid), c'est une performance exceptionnelle.
Le parcours de l'Olympiacos vers la finale mérite une mention spéciale. Dans la série de quarts de finale (au meilleur des cinq matchs), les Grecs ont éliminé le club turc de Fenerbahçe 3-1, et dans la demi-finale à Berlin, ils ont battu Monaco 81:76. Fournier avait marqué 18 points et pris 7 rebonds dans ce match.
La suite
Pour le Real Madrid, la saison n'est pas terminée — une semaine plus tard, le 1er juin, le « club royal » entamera la série finale de la Liga ACB espagnole contre le FC Barcelone. Le Real Madrid a terminé premier de la saison régulière (28 victoires, 6 défaites), mais le Barça, sous la direction de Bartzokas, sera très motivé pour venger sa défaite en EuroLigue — rappelons que le Real Madrid a éliminé les Catalans en demi-finale de l'EuroLigue 87:76.
L'Olympiacos, quant à lui, commencera la série finale du championnat grec le 28 mai contre son rival historique, le Panathinaikos. Ce sera le « derby éternel » pour le titre. En saison régulière, les équipes se sont partagé les victoires (2-2), mais maintenant l'Olympiacos aborde la série avec un énorme avantage psychologique.
Prédiction éditoriale
La finale du championnat grec entre l'Olympiacos et le Panathinaikos sera le point culminant de la saison. Forts de leur victoire en EuroLigue, les joueurs du Pirée surfent sur une vague émotionnelle, tandis que le PAO a terminé sa campagne européenne en quarts de finale. Favori : l'Olympiacos. Le facteur clé sera la profondeur du banc : l'Olympiacos compte huit joueurs de rotation qui marquent en moyenne au moins 7 points par match en playoffs, alors que le PAO dépend fortement de Kendrick Nunn (19,5 points par match). Si Nunn est neutralisé par un effort collectif — et Bartzokas est connu pour ses systèmes défensifs — le Panathinaikos aura du mal à rivaliser. Nous prévoyons que l'Olympiacos remportera la série 3-1.
— Editorial Team