# Birmingham City en perte de 34,6 M£ malgré une saison record de promotion
Birmingham City a officiellement annoncé une perte avant impôts de 34,6 millions de livres pour l’exercice 2024–25 — la même saison où ils ont survolé la League One pour une promotion avec une campagne record. C’est plus du double du déficit de 16,1 millions de livres de l’année précédente, soulignant à quel point le succès peut être coûteux dans les divisions inférieures.
La réalité financière derrière la poussée promotionnelle
Bien que Birmingham ait réussi à remonter en Championship dès la première tentative, ses comptes racontent une autre histoire. Les revenus ont augmenté de près de 7 millions de livres pour atteindre 35,6 millions, mais cette hausse n’a pas suffi à compenser la montée des coûts et la baisse des droits télé. Jouer en League One a signifié environ 6 millions de livres de moins en droits TV par rapport à leur précédent passage en Championship.
Les salaires ont également grimpé — en hausse de 9 % à 38,9 millions de livres — alors que le club a investi massivement pour constituer un effectif capable de dominer le troisième échelon. Une grande partie de ces dépenses a consisté en un record en League One avec 10 millions de livres déboursés pour Jay Stansfield en provenance de Fulham. D’autres recrues ont suivi, toutes destinées à assurer une promotion immédiate.
D’où vient l’argent — et où est-il parti
Le club a tout de même généré des revenus notables grâce à des ventes de joueurs :
- Jordan James a rejoint Rennes contre une indemnité
- Romelle Donovan s’est engagé avec Brentford
- Des clauses de revente se sont déclenchées grâce au transfert très médiatisé de Jude Bellingham à Real Madrid
- Des indemnités supplémentaires sont arrivées via le passage de Jobe Bellingham de Sunderland à Borussia Dortmund
Au total, ces transactions ont rapporté environ 14 millions de livres. Mais même ce boni n’a pas pu combler l’écart creusé par les masses salariales ambitieuses et les dépenses en transferts.
Dépendance accrue envers les propriétaires américains
Depuis que Knighthood Capital Management (via sa filiale Shelby Companies Limited) a pris le contrôle total de Birmingham en novembre 2025 — en rachetant les 51,1 % restants aux anciens propriétaires chinois —, le club s’appuie entièrement sur eux pour son financement opérationnel. Toutes les dépenses courantes depuis juillet 2024 ont été couvertes directement par Knighthood.
Pour l’avenir, le conseil d’administration dirigé par le président Tom Wager a présenté des projections de trésorerie indiquant un besoin de 59 millions de livres supplémentaires entre juillet 2025 et décembre 2026. Heureusement, Knighthood a confirmé qu’il s’attend à fournir ce capital sans problème, ce qui signifie que les auditeurs n’ont relevé « aucune incertitude matérielle » quant à la capacité du club à continuer ses activités au cours des 12 prochains mois.
Stabilité sur le terrain contre pression hors terrain
Sur le terrain, la situation est relativement calme. Birmingham occupe la 16e place en Championship à cinq matchs de la fin — 12 points au-dessus de la zone de relégation et 13 derrière les places de barrage. Il n’y a pas de vrai drame dans un sens ou dans l’autre : à l’abri de la descente, mais hors course sérieuse pour une nouvelle poussée promotionnelle cette saison.
Ce confort en milieu de tableau pourrait même aider financièrement. Éviter les batailles pour le maintien assure des recettes jours de match prévisibles et évite le chaos des parachutes financiers potentiels. Mais la durabilité à long terme dépend toujours de la volonté de Knighthood de continuer à financer les pertes pendant que le club se stabilise en Championship.
Enseignements clés
- Birmingham City a enregistré une perte avant impôts de 34,6 M£ en 2024–25 malgré sa promotion depuis la League One.
- Les revenus ont légèrement augmenté, mais les droits TV ont chuté de 6 M£ en raison du statut de troisième division, et les salaires ont grimpé à 38,9 M£.
- Les ventes de joueurs (y compris les reventes liées aux Bellingham) ont généré 14 M£ mais n’ont pas compensé les dépenses.
- Le club dépend entièrement de son propriétaire Knighthood Capital pour le financement, avec 59 M£ de plus nécessaires d’ici fin 2026.
- Les performances sur le terrain sont stables — en sécurité en milieu de tableau — mais la pression financière reste forte hors terrain.
Pour les supporters, le bilan est doux-amer : le rêve d’une promotion immédiate s’est réalisé, mais à un prix élevé. Le vrai test désormais est de savoir si ce groupe de propriétaires américains peut bâtir un modèle durable — ou si Birmingham restera dans un cycle d’investissements massifs juste pour survivre en Championship.
— Editorial Team