Sheffield Wednesday s'attend à une déduction de 15 points malgré la plaidoirie du nouvel enchérisseur
Les nouveaux propriétaires potentiels de Sheffield Wednesday ont été informés que le club débutera la prochaine saison en League One avec une pénalité de 15 points — indépendamment de leurs plans de rachat. L'EFL a confirmé la sanction après que l'offre proposée par Arise Capital Partners n'ait pas atteint les seuils financiers destinés à protéger les créanciers.
Pourquoi cette pénalité de points est-elle appliquée
L'EFL applique des règles strictes concernant l'insolvabilité et les versements aux créanciers lorsque les clubs de football entrent en administration. Pour éviter une déduction automatique de 15 points, toute offre de sauvetage doit proposer aux créanciers non garantis au moins 25 pence pour chaque livre qui leur est due. L'offre de 20 millions de livres d'Arise Capital équivaut à seulement 6 pence par livre — bien en dessous de ce seuil.
Ce déficit seul déclenche la sanction selon les règlements actuels. Peu importe que l'enchérisseur soit prêt à investir ou que les supporters soient désespérés de retrouver de la stabilité : le système privilégie l'équité envers les créanciers plutôt que les sentiments.
David Storch, à la tête du consortium Arise, argue que ce cas est différent car la majeure partie de la dette est détenue par l'ancien propriétaire Dejphon Chansiri. Son groupe affirme avoir tenté à plusieurs reprises de négocier avec Chansiri par l'intermédiaire des administrateurs, mais n'a reçu aucune réponse. Sans sa coopération, la restructuration de la dette n'est pas possible — même si les nouveaux propriétaires sont prêts à payer plus.
Ce que cela signifie pour Sheffield Wednesday
Commencer la prochaine saison à -15 points représente un énorme désavantage en League One, où les luttes pour la promotion se décident souvent par des marges à un seul chiffre. Pour contextualiser :
- Les places de promotion automatique la saison dernière étaient séparées par seulement 4 points.
- Les places de playoffs couvraient seulement 7 points du 3e au 7e.
- Même éviter la relégation nécessitait 52 points.
Compte tenu de ces chiffres, Wednesday devrait en fait gagner 67 points pour simplement égaler le seuil de non-relégation de l'année dernière. C'est une tâche ardue pour n'importe quelle équipe, a fortiori pour une en pleine transition de propriété, avec des améliorations de stade et une reconstruction d'effectif.
Storch insiste sur le fait que le rachat aura lieu d'ici le 1er mai et qu'ils sont engagés dans un investissement à long terme. Mais il est frustré que l'EFL ait refusé leur demande d'arbitrage indépendant — alors qu'Arise s'est offert à couvrir tous les frais juridiques. Il estime que la structure unique de la dette de Wednesday mérite une considération spéciale, et non une application aveugle des règles standard d'insolvabilité.
Réactions des supporters et perspectives d'avenir
Les supporters sont compréhensivement furieux. Beaucoup se sentent punis deux fois : d'abord par des années de mauvaise gestion sous les précédents régimes, maintenant par une pénalité de points liée à des dettes qu'ils n'ont pas créées. Les réseaux sociaux regorgent d'appels à une réforme de l'EFL, arguant que le système actuel pénalise les clubs qui tentent de se relever plutôt que ceux qui ont provoqué la crise.
Pourtant, un optimisme prudent persiste. Hillsborough nécessite des travaux urgents — Storch a qualifié ses installations d'« inadéquates » — et un capital frais pourrait enfin moderniser les centres d'entraînement, les structures pour les jeunes et les infrastructures pour les jours de match. Si l'équipe se stabilise rapidement sur le terrain, l'écart de points pourrait être comblé par un élan mi-saison.
Mais ne vous y trompez pas : cette déduction projette une longue ombre. Elle transforme ce qui devrait être un nouveau départ en une ascension difficile avant même que le ballon ne roule.
Points clés
- Sheffield Wednesday débutera la prochaine saison de League One avec une déduction de 15 points en raison de versements insuffisants aux créanciers dans l'offre de rachat proposée.
- L'EFL a rejeté la demande d'examen indépendant d'Arise Capital, malgré l'offre du groupe de financer intégralement la procédure.
- La majeure partie de la dette du club est due à l'ancien propriétaire Dejphon Chansiri, qui n'a pas participé aux discussions de restructuration.
- Les nouveaux propriétaires restent engagés à finaliser l'accord d'ici le 1er mai et à investir dans les infrastructures et la reconstruction de l'effectif.
- Les supporters font face à une saison difficile, devant viser environ 67 points pour égaler la barre de non-relégation de l'année dernière.
— Editorial Team