# Robertson confirme son départ de Liverpool après neuf ans riches en trophées
Andy Robertson quittera Liverpool à la fin de la saison 2025–26, à l’expiration de son contrat, mettant un point final à un chapitre glorieux à Anfield. Le capitaine de l’Écosse de 32 ans a confirmé son départ dans une annonce émouvante du club, marquant la fin d’une ère au cours de laquelle il est passé d’une signature à £8m à une légende du club.
Un héritage forgé dans la ténacité et la gloire
Robertson est arrivé de Hull City en 2017 et est rapidement devenu un pilier de la résurgence de Liverpool sous Jürgen Klopp. Au cours de neuf saisons, il a disputé 373 matchs, soulevé neuf trophées majeurs — dont deux titres de Premier League et une Ligue des champions — et redéfini le rôle de latéral moderne par son énergie incessante et ses centres millimétrés. Ses 56 passes décisives en Premier League depuis 2017 le placent au sixième rang du championnat sur cette période, derrière seulement des coéquipiers comme Mohamed Salah et Trent Alexander-Arnold.
Malgré un temps de jeu limité cette saison — seulement six titularisations en championnat sous Arne Slot —, Robertson est resté un leader vocal et une présence professionnelle exemplaire. Son rôle réduit tient en grande partie à l’arrivée de Milos Kerkez, l’international hongrois à £40m signé en provenance de Bournemouth l’été dernier, qui l’a supplanté au poste de latéral gauche titulaire.
Pourquoi il part maintenant
Le départ de Robertson a failli être accéléré en janvier, lorsque Tottenham a trouvé un accord de principe pour le recruter. Cependant, le transfert est tombé à l’eau car Liverpool n’a pas pu rappeler Kostas Tsimikas de son prêt à Roma, le laissant à court de couverture à gauche. Ce contretemps logistique l’a contraint à rester — mais de façon temporaire.
Dans son message d’adieu, il a mis l’accent sur la gratitude plutôt que sur l’amertume : « Ce club représente tout pour moi… jusqu’à mon tout dernier jour, je donnerai tout. » Il a aussi laissé entendre que ses adieux émouvants aux fans interviendraient plus près de son dernier match, signe qu’il n’est pas encore prêt à s’attarder sur les séparations.
Son départ fait suite à l’annonce récente de Mohamed Salah, qui quittera lui aussi cet été — les deux sont arrivés lors de la même fenêtre des transferts en 2017 et ont formé l’épine dorsale de l’équipe la plus titrée de Liverpool à l’époque moderne. Avec Alexander-Arnold déjà au Real Madrid, le duo de latéraux qui a terrorisé l’Europe pendant des années est désormais complètement dissous.
Et après pour Robertson ?
Si son prochain club reste inconnu, l’intérêt de Spurs pourrait refaire surface. L’ancien ailier écossais Pat Nevin estime que Robertson a encore beaucoup à offrir : « Il est trop bon pour être un simple remplaçant… un autre club pourrait en tirer 30 à 40 matchs. » À 32 ans, Robertson ne ralentit pas — il mènera l’Écosse à la Coupe du monde 2026, leur première participation depuis 1998.
Son professionnalisme et sa régularité en font une option attractive à court terme pour les clubs en quête de profondeur élite ou d’un intérim vers un successeur plus jeune. Comme l’a noté Nevin, « Je n’ai jamais rencontré personne dans le foot qui n’aime pas Andy Robertson » — un hommage rare dans l’univers souvent transactionnel du football.
Points clés
- Andy Robertson quittera Liverpool à l’été 2026 à l’expiration de son contrat, après neuf ans au club.
- Il a disputé 373 matchs, remporté neuf trophées et figure parmi les meilleurs passeurs décisifs de Premier League depuis 2017.
- Son temps de jeu limité cette saison (seulement six titularisations en PL) en raison de l’émergence de Milos Kerkez a précipité sa décision.
- Un transfert à Tottenham en janvier est tombé à l’eau faute de pouvoir rappeler Kostas Tsimikas de son prêt.
- Robertson mènera l’Écosse à la Coupe du monde 2026 et reste un vétéran très recherché malgré son âge.
L’héritage de Robertson à Liverpool ne se limite pas aux trophées — il incarne les valeurs du club : humilité, éthique de travail et engagement sans faille. Même si son histoire à Anfield touche à sa fin, son influence résonnera dans chaque débordement et chaque centre enroulé des futurs latéraux gauches, inspirés par celui qui a dominé son couloir.
— Editorial Team