L'Olympiacos remporte l'EuroLeague en battant le Real Madrid lors d'une finale dramatique à Athènes
Dimanche, le club grec de l'Olympiacos a battu le Real Madrid 92-85 lors de la finale du Final Four à Athènes. Evan Fournier a marqué 20 points, tandis que le MVP Trey Lyles a inscrit 24 points, mais cela n'a pas suffi pour sauver le Real de la défaite.
Triomphe à Athènes : comment l'Olympiacos a battu le Real Madrid pour remporter l'EuroLeague
Événement principal
Le soir du 24 mai 2026, le Telekom Center d'Athènes est devenu le théâtre d'un triomphe basketballistique. Lors de la finale du Final Four de l'EuroLeague, le club grec de l'Olympiacos a battu le Real Madrid 92-85, décrochant ainsi son quatrième titre de champion d'Europe de l'histoire. Ce succès est le premier pour les "rouge et blanc" en 13 ans — leur précédent championnat remontait à 2013, lorsque l'équipe avait remporté le trophée sous la direction du légendaire entraîneur Vassilis Spanoulis.
Le match a suivi un scénario inattendu dès le début. Malgré l'absence de trois pivots clés — Edy Tavares, Alex Len et Usman Garuba — le Real Madrid a semblé très convaincant et a contrôlé le jeu pendant la majeure partie du match. Les géants espagnols ont mené pendant plus de 25 minutes de temps de jeu, avec une avance maximale de +12. Il semblait que les blessures de leurs grands joueurs n'étaient pas un problème fatal pour Madrid, car ils compensaient le manque de taille par la vitesse et la précision à longue distance.
Cependant, le basket-ball se décide sous les panneaux et dans les dernières minutes. Au quatrième quart-temps, l'Olympiacos a effectué une remontée décisive. L'équipe grecque est entrée dans la dernière période avec un retard de 61-65 mais a immédiatement renversé la situation. Sasha Vezenkov a terminé la première attaque du dernier quart-temps par un panier à trois points, donnant l'avantage aux hôtes. À partir de ce moment, l'Olympiacos a pris l'initiative et ne l'a plus jamais lâchée, remportant le dernier quart-temps sur le score écrasant de 31-20.
Les dernières secondes du match ont été un véritable thriller. À 11 secondes de la fin, le meneur du Real Madrid, Andrés Feliz, a eu une occasion de loin qui aurait pu égaliser (88-88) et envoyer le match en prolongation. Cependant, son tir a été manqué — le ballon a touché le cercle et a rebondi dans les mains des joueurs de l'Olympiacos. Cette erreur a scellé le sort du trophée : les Grecs ont réussi leurs lancers francs et ont assuré l'avantage final.
Détails et statistiques
Les chiffres du match final sont extrêmement révélateurs. La principale raison de la victoire de l'Olympiacos réside sous le panier : une domination totale au rebond. L'équipe grecque a capté 42 rebonds contre 26 pour le Real Madrid. Les 12 rebonds offensifs ont été particulièrement importants, permettant à l'Olympiacos d'attaquer encore et encore après les tirs manqués et de prolonger leurs possessions.
Les statistiques individuelles reflètent la nature collective de la victoire des hôtes. Les 12 joueurs de l'Olympiacos ont marqué des points. Cependant, le leader de l'attaque était le meneur français Evan Fournier. En finale, il a marqué 20 points, ajoutant 5 rebonds et 4 passes décisives, réussissant 5 lancers francs sur 5. Fournier a également inscrit 3 paniers à trois points et affiché une évaluation de 21. Il a reçu le titre de MVP du Final Four — la deuxième récompense de ce type pour un joueur de l'Olympiacos ce siècle, après le doublé de Spanoulis en 2012 et 2013.
Aux côtés de Fournier, Alec Peters a enregistré 16 points et 7 rebonds avec un impressionnant 5 sur 6 aux tirs. Thomas Walkup a ajouté 10 points sans échec — 2 paniers à deux points et 2 à trois points. Le pivot Nikola Milutinov a capté 8 rebonds tout en luttant contre la petite équipe adverse. La contribution du banc a été décisive : Tyson Ward, Shaquille McKissic et Donta Hall ont ravivé le jeu de l'équipe à des moments cruciaux.
Pour le Real Madrid, en dehors du contexte des blessures, il est impossible de considérer leur performance comme autre chose qu'héroïque. En l'absence de trois pivots, toute la charge offensive est retombée sur le nouveau venu Trey Lyles et le Croate Mario Hezonja. Lyles, qui a signé avec le Real Madrid en septembre 2025 après 10 saisons en NBA, a réalisé le meilleur match de sa carrière. L'ailier canadien a marqué 24 points et capté 8 rebonds, réussissant 5 de ses 6 tentatives à trois points. Hezonja a répondu avec 19 points, 5 passes décisives et 4 interceptions, perturbant constamment la défense grecque avec ses pénétrations.
La précision à trois points du Real Madrid était supérieure — 13 réussites contre 10 pour l'Olympiacos — mais leur pourcentage était plus faible (37 % contre 50 %). Le résultat a été décidé moins par les tirs que par les lancers francs et les pertes de balle : l'Olympiacos a réussi 22 lancers francs sur 27 (81,5 %), tandis que le Real Madrid n'en a réussi que 12 sur 18 (66,7 %). L'avantage au rebond et la différence dans la conversion des points faciles ont été le mur contre lequel le courage des Espagnols s'est brisé.
Contexte et signification
Cette finale restera dans l'histoire de l'EuroLeague comme l'une des plus symboliques. L'Olympiacos a remporté son quatrième titre, égalant le CSKA Moscou (le Real Madrid en a 11, ce qui reste le record absolu). Mais surtout, la victoire a été acquise à domicile. Le Final Four s'est déroulé à Athènes, dans l'arène de leur ennemi juré, le Panathinaïkos, ce qui a ajouté un sous-texte politique et émotionnel particulier au derby. Environ 10 000 supporters grecs ont transformé le lieu neutre en un stade à domicile, créant une pression incroyable sur l'adversaire.
La saison de l'Olympiacos est une histoire d'ascension constante. Terminant premier de la saison régulière, l'équipe a facilement éliminé Monaco en quarts de finale (3-0). En demi-finale du Final Four, ils ont battu le champion en titre, le club turc de Fenerbahçe (qui avait battu Monaco 81-70 la saison précédente). Ce n'est qu'ensuite qu'est venue la revanche de la défaite en finale pour la troisième place un an plus tôt. Pour un club qui s'était contenté de la troisième place l'année précédente, l'or était un résultat naturel de leur progression.
Le Real Madrid s'est retrouvé sous pression en raison d'une épidémie de blessures. L'absence de Tavares (221 cm) et de Garuba a privé l'équipe de taille dans la raquette. Les Espagnols ont joué un basket "ultra-petit", où le seul pivot nominal de 201 cm était Chuma Okeke. Le fait que le Real Madrid ait non seulement rivalisé mais mené pendant la majeure partie du match témoigne de la très grande classe de leurs joueurs. Cependant, les tirs à trois points et la détermination n'ont pas suffi face à la profondeur du banc des hôtes et à leur supériorité physique.
Trey Lyles, malgré la défaite, a prouvé la justesse de la décision de la direction du Real Madrid. Signé à l'été 2025 comme "recrue NBA de haut niveau", il a répondu aux attentes au moment le plus crucial. Après 662 matchs pour Utah, Denver, San Antonio, Detroit et Sacramento, Lyles s'est adapté au basket européen et est devenu le leader de l'équipe. Son contrat courait jusqu'à l'été 2026, et probablement après une telle performance, les Espagnols voudront le prolonger.
Prochain match / Aperçu du prochain match
La saison d'EuroLeague est terminée pour l'Olympiacos et le Real Madrid. Cependant, les mois d'été ne signifient pas le silence. Après le coup de sifflet final, le Real Madrid se concentrera sur le championnat espagnol national (ACB), où il lutte également pour le titre. Les playoffs de l'ACB commencent début juin. Savoir si l'équipe de Sergio Scariolo pourra surmonter la déception psychologique de la défaite à Athènes est la principale question des semaines à venir.
L'Olympiacos, outre les célébrations, commencera à préparer la défense de son titre la saison prochaine. La direction du club essaiera probablement de conserver l'effectif gagnant. Une attention particulière est portée à Evan Fournier. Le Français de 33 ans (en mai 2026) est au sommet de sa carrière, et il y a une forte probabilité que des offres de la NBA ou des meilleurs clubs d'EuroLeague lui parviennent cet été. Cependant, devenir un héros à Athènes et partir la même année n'est pas un scénario courant ; il est plus probable que Fournier reste au moins pour le début de la saison prochaine pour tenter de défendre la coupe.
Pour les fans de basket-ball, les dates du prochain Final Four sont déjà connues. Lors de la saison 2026/27, les matchs décisifs auront lieu en mai 2027 ; le lieu n'a pas encore été confirmé. Le Real Madrid restera presque certainement parmi les favoris, mais compte tenu de l'âge de leurs leaders, la direction aura un travail sérieux à faire sur le marché des transferts pour renforcer le secteur intérieur. La saison a montré que sans pivots en bonne santé, même le "club royal" est vulnérable face à des adversaires physiquement forts.
Quant aux participants de la prochaine édition, les places directes en EuroLeague via les championnats nationaux restent à déterminer. Cependant, l'Olympiacos et le Real Madrid, en tant que finalistes de l'édition actuelle, ont les meilleures chances de maintenir leur statut d'élite. La prochaine intersaison s'annonce chaude — les recruteurs notent déjà les noms de potentiels nouveaux venus, en regardant les matchs de playoffs en NBA et dans d'autres ligues.
Prédiction éditoriale
Cette finale a remis chaque chose à sa place dans la hiérarchie de la saison actuelle. L'Olympiacos est actuellement la meilleure équipe d'Europe. Les Grecs ont un équilibre idéal : une ligne avant puissante (Milutinov, Hall, Vezenkov), des meneurs intelligents (Walkup, Fournier) et un banc profond. La victoire à Athènes n'était pas un hasard — elle a été acquise grâce au rebond et à la discipline défensive. Même après avoir laissé l'adversaire prendre 12 points d'avance, l'équipe de Georgios Bartzokas n'a pas paniqué et a traversé la tempête.
Le Real Madrid a prouvé que même dans un état à moitié brisé, il peut dicter sa loi à n'importe quel adversaire en Europe. Sans les blessures de trois grands, l'issue de la finale aurait pu être différente. Mais ce "si" fait partie du sport. Prédiction pour la saison prochaine : le Real Madrid reviendra au Final Four et sera un favori, à condition que le staff médical du club tire les leçons de ses erreurs. Le noyau de l'équipe (Campazzo, Hezonja, Lyles) est d'élite.
Quant à l'avenir proche : l'Olympiacos conservera-t-il le titre l'année prochaine ? Difficile, mais possible. L'histoire de l'EuroLeague montre que défendre le titre est extrêmement difficile en raison de la forte concurrence. La dernière fois que cela a été fait, c'était en 2010-2013 par l'Olympiacos avec Spanoulis. Ironie du sort ? Maintenant, un nouveau héros entre en scène — Fournier. Si les Grecs parviennent à conserver l'effectif et à maintenir leur faim de victoire, ils sont capables d'une deuxième finale consécutive. Cependant, la principale intrigue de l'été est de savoir si un club de NBA peut attirer Fournier de l'autre côté de l'Atlantique. Si c'est le cas, les chances de l'Olympiacos de réitérer le succès chuteront fortement. En tout cas, l'Europe du basket-ball a eu une finale mémorable et une intrigue vivante pour la prochaine intersaison.
— Editorial Team