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Affaire Negreira : plainte déontologique contre le Barça

Une nouvelle plainte déontologique cible le FC Barcelone et ses anciens présidents pour des paiements suspects à José María Enríquez Negreira sur 17 ans. Déposée auprès de la RFEF, elle sera aussi transmise à l'UEFA et à la FIFA, menaçant l'intégrité du club et du football espagnol. Les enjeux disciplinaires s'ajoutent aux procédures pénales en cours.

Scandale Negreira : le Barça dans la tourmente déontologique !
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# L'affaire Negreira du Barça s'intensifie avec une nouvelle plainte déontologique

L'interminable « affaire Negreira » impliquant le FC Barcelone vient de connaître un rebondissement majeur, avec le dépôt d'une nouvelle plainte formelle par un avocat espagnol. Il ne s'agit plus seulement de procédures pénales : cette plainte vise à soumettre les paiements présumés du club à un ancien dirigeant arbitral aux strictes règles déontologiques et disciplinaires des instances espagnoles et internationales du football. Elle indique que ce qui n'était qu'une tempête médiatique repose désormais sur des preuves solides et documentées.

Faits de la plainte

L'avocat espagnol Juan Luis Martín de Pozuelo a récemment déposé cette plainte de poids auprès de la Commission de discipline de la Fédération espagnole de football (RFEF). Soumise le 1er avril, elle accuse directement le FC Barcelone et plusieurs dirigeants actuels et passés du club. Elle affirme que les paiements versés à José María Enríquez Negreira, ancien vice-président du Comité des arbitres, entre 2001 et 2018, sont désormais des faits avérés, étayés par des preuves irréfutables présentées au tribunal.

La plainte de Pozuelo ne s'arrête pas au club lui-même. Elle vise aussi d'éminents anciens présidents barcelonais, dont Josep Maria Bartomeu, Sandro Rosell, Joan Laporta et Joan Gaspart. L'avocat estime que ces personnalités portent une responsabilité directe ou indirecte dans le système de paiements controversé qui embarrasse le club depuis des années. Le montant total en jeu est colossal, environ 8 388 476,90 €, dont la majeure partie, 7 376 916,90 €, aurait été versée à des sociétés liées à Negreira.

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Ce détail financier, selon Pozuelo, révèle un système de paiements à double entrée, directs et indirects. Il estime que cela justifie des sanctions disciplinaires sévères pour tous les impliqués. La plainte conteste également la défense de longue date du Barça, qui présentait ces versements comme des « rapports d'arbitrage » légitimes, arguant que les enquêtes judiciaires ont rendu cette explication caduque. Même les déclarations passées du président actuel Joan Laporta défendant ces rapports pourraient désormais être passées au crible.

Internationalisation du scandale

La base juridique de cette nouvelle plainte repose en partie sur une décision judiciaire du 9 octobre 2023. Le tribunal d'instruction n° 1 de Barcelone a décidé de poursuivre l'affaire, en reconnaissant la RFEF comme partie civile. Pozuelo souligne que si la RFEF est considérée comme victime dans la procédure pénale, elle a l'obligation d'agir dans ses propres cadres déontologiques et disciplinaires, au-delà du seul processus judiciaire.

Cette démarche marque une volonté claire d'internationaliser l'« affaire Negreira ». Pozuelo prévoit d'adresser les mêmes documents détaillés à l'Union des associations européennes de football (UEFA) et à la Fédération internationale de football association (FIFA). Son objectif est de soumettre les faits présumés à l'examen des plus hautes instances mondiales du football. Il argue que ces événements compromettent gravement l'intégrité du sport et ternissent la réputation du football espagnol à l'échelle mondiale.

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Les conséquences potentielles pour le FC Barcelone sont lourdes. Si l'UEFA ou la FIFA ouvrent leurs propres enquêtes ou agissent, le club risque des sanctions allant de lourdes amendes à des exclusions des compétitions européennes, voire des retraits de points en championnat national. Bien que la Commission de discipline de la RFEF examine d'abord la plainte, la pression monte pour un examen déontologique et disciplinaire approfondi, en parallèle des procédures pénales en cours.

Enjeux principaux :

La plainte met en lumière plusieurs aspects critiques du scandale en cours :

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  • Virage déontologique : Le nouvel axe porte sur des manquements déontologiques et disciplinaires aux règlements footballistiques, au-delà des tribunaux pénaux.
  • Responsabilité individuelle : Des anciens présidents sont nommément cités, suggérant une responsabilité personnelle dans le système de paiements présumé.
  • Irrégularités financières : Les versements substantiels à Negreira sur près de deux décennies font l'objet d'un nouvel examen.
  • Portée mondiale : L'intention d'impliquer l'UEFA et la FIFA élève l'affaire au niveau international, avec des répercussions potentielles élargies.
  • Intégrité sportive : Au cœur de la plainte, ces paiements sapent l'équité fondamentale et la confiance dans les compétitions de football.

Conclusion :

Cette plainte formelle marque un tournant décisif dans l'« affaire Negreira », la faisant passer des tribunaux pénaux nationaux à la gouvernance déontologique du football. Avec des preuves documentées et une volonté claire d'impliquer l'UEFA et la FIFA, le scandale des paiements du FC Barcelone à un ancien dirigeant arbitral est loin d'être terminé. Les prochains mois révéleront si ce nouveau chapitre entraîne des sanctions disciplinaires majeures et une réévaluation des standards d'intégrité du football.

Points clés :

  • Une nouvelle plainte formelle vise le FC Barcelone et ses anciens présidents dans l'affaire Negreira.
  • Déposée par l'avocat Juan Luis Martín de Pozuelo, elle met l'accent sur des manquements déontologiques et disciplinaires, distincts des procédures pénales.
  • Elle détaille des paiements présumés dépassant 8,3 millions d'euros à l'ancien dirigeant arbitral José María Enríquez Negreira de 2001 à 2018.
  • L'avocat compte impliquer l'UEFA et la FIFA, pour un examen international et des sanctions potentielles.
  • Ce développement interroge l'intégrité du football espagnol et pourrait avoir des implications majeures pour l'avenir du Barça.

— Editorial Team

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