# Hakimi réagit à la polémique de la serviette et à la courte victoire du PSG sur Liverpool
Achraf Hakimi s’est confié sur deux sujets majeurs qui dominent actuellement son actualité : les suites persistantes de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations entre le Maroc et le Sénégal, et la difficile victoire 2–0 du Paris Saint-Germain en Ligue des Champions contre Liverpool. Bien qu’au sein de l’équipe gagnante en Europe, l’arrière latéral marocain a admis des sentiments mitigés — frustration face aux occasions manquées et regret pour l’infâme « incident de la serviette » qui a terni le triomphe de sa sélection nationale.
Réflexion sur le drame de la finale de la CAN
Hakimi n’a pas éludé la polémique qui a éclaté lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations entre le Maroc et le Sénégal. Dans le chaos post-match, des joueurs marocains ont été vus en train d’essayer de prendre la serviette du gardien sénégalais Edouard Mendy — un moment qui est rapidement devenu symbolique de la tension autour du match. La CAF a ensuite attribué le titre au Maroc après que le Sénégal a quitté le terrain, une décision actuellement en appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS).
« Je ne suis pas fier de l’image que nous avons renvoyée à cause de l’incident de la serviette », a déclaré Hakimi à Movistar. « C’était un environnement tendu, mais nous avons quand même respecté l’adversaire et le tournoi. » Il a fermement soutenu la décision de la CAF, arguant que le Maroc méritait le titre en raison de sa performance et de son comportement. « On ne peut pas quitter le terrain comme ça », a-t-il ajouté, en référence au départ en pleine partie du Sénégal.
Ses propos soulignent le poids émotionnel encore porté par les joueurs des mois après l’événement. Tandis que les procédures judiciaires se poursuivent, Hakimi a insisté sur la nécessité d’une résolution qui protège l’intégrité du football africain.
Frustration persistante après la victoire du PSG sur Liverpool
Sur le front des clubs, Hakimi a contribué à offrir au PSG un avantage crucial de 2–0 au match aller des quarts de finale de la Ligue des Champions contre Liverpool. Pourtant, il a confessé que la marge semblait insuffisante au vu de la qualité des occasions créées. « Après les occasions nettes que nous avons eues, c’est frustrant de ne pas l’emporter plus largement », a-t-il dit. « Mais globalement, je suis content de la prestation de l’équipe. »
Le PSG, en tant que champions d’Europe en titre, est sous pression constante — mais Hakimi a repoussé toute idée selon laquelle ils seraient passés au-delà de leur pic. « Quand les gens pensent que nous sommes finis, c’est là que nous sommes au meilleur de notre forme », a-t-il affirmé. Sa confiance provient de l’expérience de l’effectif et de sa capacité à se transcender dans les moments à forts enjeux.
Il a toutefois lancé un avertissement clair avant le match retour à Anfield : « Le football change vite. Anfield est incroyablement difficile. Nous ne pouvons pas considérer la qualification comme acquise. Nous devons aller là-bas pour gagner, comme toujours. »
Contexte clé : ce que cela implique pour la suite
- Le titre de la CAN du Maroc reste en suspens juridique, le TAS devant se prononcer sur l’appel du Sénégal. L’issue pourrait remodeler les récits autour de la légitimité et du fair-play dans le football africain.
- Le parcours du PSG en Ligue des Champions n’est pas assuré malgré l’avantage de 2–0. L’histoire montre qu’Anfield a renversé des déficits plus importants, et le bilan européen à domicile de Liverpool reste impressionnant.
- Le double rôle d’Hakimi — capitaine national et star du PSG — le place au cœur de deux récits à haute pression simultanément, mettant à l’épreuve son leadership et son sang-froid.
Points clés
- Achraf Hakimi a exprimé des regrets sur l’« incident de la serviette » lors de la finale de la CAN mais a défendu le droit du Maroc au titre.
- Il a critiqué le Sénégal pour avoir quitté le terrain et a soutenu la décision de la CAF d’attribuer le championnat au Maroc.
- Malgré la victoire du PSG sur Liverpool, Hakimi a estimé que le score ne reflétait pas leur domination et a insisté sur la nécessité de rester concentrés pour le match retour.
- Il a réaffirmé le statut du PSG comme prétendant sérieux en Ligue des Champions et a mis en garde contre la complaisance avant Anfield.
- L’appel au TAS ajoute de l’incertitude à la victoire du Maroc en CAN, avec des implications potentielles pour les protocoles disciplinaires futurs dans les tournois continentaux.
Les réflexions franches d’Hakimi révèlent un joueur qui équilibre fierté, frustration et responsabilité. D’un côté, il défend l’honneur de sa nation au milieu de la polémique ; de l’autre, il pousse son club vers la gloire européenne tout en gérant les attentes. Les deux situations exigent de la maturité — et jusqu’à présent, il est à la hauteur.
— Editorial Team