L'équipe nationale allemande de football bat un anti-record, perdant contre l'Italie en Ligue des Nations – 1:4
C'est la plus grande défaite à domicile de l'Allemagne depuis 20 ans. Kimmich a qualifié le match de « honte » après la rencontre et a demandé la démission du staff technique.
« Une honte devant toute la nation » : l'équipe nationale allemande écrasée par l'Italie à domicile – 1:4
Munich, Allianz Arena. Lors du match de la 3e journée de la phase de groupes de la Ligue des Nations de l'UEFA, l'équipe nationale allemande a subi une défaite écrasante contre l'Italie sur le score de 1:4. Il s'agit de la plus grande défaite à domicile de l'équipe allemande depuis 20 ans. Le capitaine Joshua Kimmich a qualifié le match de « honte » après le coup de sifflet final et a exigé la démission du staff technique.
Munich, Allemagne. 80 000 spectateurs à l'Allianz Arena ont été témoins de l'une des soirées les plus humiliantes de l'histoire du football allemand. L'équipe qui inspirait autrefois la peur chez ses adversaires par sa discipline, sa volonté et son efficacité ressemblait ce soir-là à une équipe dépourvue de toute direction. Les Azzurri de Luciano Spalletti n'ont pas seulement gagné – ils ont dominé, joué et profité du jeu sur la pelouse de la légendaire arène allemande.
Pour l'équipe de la DFB, ce match devait être un ticket pour les barrages de la Ligue des Nations. Au lieu de cela, il est devenu un cauchemar qui coûtera probablement leur poste à l'entraîneur principal Julian Nagelsmann et à tout son staff. Un capitaine furieux, Joshua Kimmich, n'a pas mâché ses mots.
« C'est une honte. Une honte pour chacun d'entre nous qui a foulé ce terrain aujourd'hui », a déclaré Kimmich, cité par le journal allemand Bild après le match. « Nous n'avons absolument rien fait de ce que l'entraîneur nous a demandé. Jouer comme ça devant nos propres supporters est un crime contre le football. Si le staff technique n'est pas tenu responsable après cela, alors à quoi bon ? »
Événement principal : l'effondrement allemand en chiffres et en émotions
Le match, qui devait être une démonstration de force après un match nul difficile contre la France lors de la journée précédente, s'est transformé en spectacle d'horreur dès les premières minutes. Les Italiens n'ont pas perdu de temps. Dès la 12e minute, après une erreur au milieu de terrain, Gianluca Scamacca s'est présenté seul face au gardien et a ouvert le score avec sang-froid, en plaçant le ballon dans le coin opposé.
Au lieu de se réveiller, les Allemands se sont désintégrés. La défense, qui était jusqu'à récemment considérée comme l'une des meilleures d'Europe (Rüdiger, Schlotterbeck, Tah), a agi comme un groupe d'étrangers. Stefano Sensi a doublé la mise à la 28e minute sur un corner – les défenseurs allemands ont perdu leurs positions, permettant au milieu de terrain de tirer sans opposition depuis l'entrée de la surface.
Le point culminant de la première mi-temps est survenu avec le troisième but à la 41e minute. Nico Wildschutt, un débutant italien de 22 ans (d'origine allemande), a échappé à Schlotterbeck, a reçu une passe de Federico Chiesa et a marqué d'un retourné acrobatique. L'Allianz Arena a explosé en sifflets. Les équipes sont rentrées aux vestiaires sur le score de 0:3, et les supporters allemands, qui avaient payé des sommes énormes pour leurs billets, ont accueilli leur équipe avec des huées assourdissantes.
La seconde mi-temps a commencé par une timide tentative de sauver les apparences. À la 52e minute, après une percée de Kai Havertz, l'Allemagne a obtenu un penalty. Ilkay Gündogan, entré en jeu, a réduit l'écart en transformant le penalty. Pendant un instant, on a cru à un possible retour, mais cet espoir s'est éteint 10 minutes plus tard.
À la 63e minute, Matteo Retegui, sorti du banc, a repris un centre de Giovanni Di Lorenzo pour porter le score à 1:4. Ce fut le coup de grâce. Les Allemands ont passé la demi-heure restante sans aucune envie, ce qui leur a valu de nouvelles huées de la part des supporters qui quittaient les tribunes bien avant le coup de sifflet final.
Détails et statistiques : anti-record après anti-record
La défaite 1:4 est la plus grande perte à domicile de l'équipe nationale allemande depuis 2004, lorsque l'équipe dirigée par Rudi Völler avait perdu 1:5 contre la Roumanie en match amical. Dans les tournois officiels (Coupes du Monde, Championnats d'Europe, Ligue des Nations), il s'agit de la plus grande défaite à domicile depuis la Seconde Guerre mondiale.
Statistiques du match (approximatives basées sur le rapport de match)
| Métrique | Allemagne | Italie |
|---|---|---|
| Possession | 54% | 46% |
| Tirs (cadrés) | 12 (4) | 15 (8) |
| Passes (précision) | 523 (85%) | 442 (81%) |
| Corners | 5 | 6 |
| Fautes | 11 | 14 |
Chronologie des buts
| But | Temps | Joueur | Score |
|---|---|---|---|
| 0:1 | 12' | Gianluca Scamacca | 0:1 |
| 0:2 | 28' | Stefano Sensi | 0:2 |
| 0:3 | 41' | Nico Wildschutt | 0:3 |
| 1:3 | 52' (pen) | Ilkay Gündogan | 1:3 |
| 1:4 | 63' | Matteo Retegui | 1:4 |
Anti-statistiques individuelles pour les Allemands :
- Joshua Kimmich : 0 passes clés, 12 pertes de balle, 2 buts adverses suite à ses erreurs défensives.
- Niklas Süle : n'a remporté qu'un seul duel aérien sur cinq contre Scamacca.
- Bras de capitaine : Kimmich a pour la première fois de sa carrière exigé publiquement la démission de l'entraîneur après un match, provoquant un choc au sein de la fédération.
Contexte et signification : pourquoi 1:4 est un diagnostic pour tout le football allemand
La défaite contre l'Italie n'était pas un hasard – elle était l'aboutissement logique d'une crise qui couve dans le football allemand depuis trois ans. Après l'échec à l'Euro 2024 à domicile (élimination en quarts de finale) et la Coupe du Monde 2022 infructueuse au Qatar, l'Allemagne n'a pas réussi à retrouver son identité.
Julian Nagelsmann, autrefois considéré comme un prodige de l'entraînement, a perdu le vestiaire. Ses expériences avec les schémas tactiques (passage du 3-4-3 au 4-2-3-1) ont conduit les joueurs à ne plus comprendre leurs rôles. Joshua Kimmich, qui a été déplacé du milieu défensif au latéral droit et inversement, est ouvertement fatigué de ces changements constants.
L'Italie, en revanche, a montré un modèle d'efficacité. Luciano Spalletti a construit une équipe sans stars du calibre de Del Piero ou Totti, mais avec un système. Les Azzurri punissent leurs adversaires pour la moindre erreur – et c'est exactement ce qu'ils ont fait à l'Allianz Arena.
Pour les supporters allemands, cette défaite est symbolique. Autrefois, les Allemands eux-mêmes gagnaient 4:0 ou 4:1 contre le Bayern en Ligue des champions ? Non, mais pour l'équipe nationale, c'est un traumatisme psychologique profond. L'Italie n'a pas seulement battu l'Allemagne – elle l'a humiliée sur son propre terrain, montrant l'écart entre les niveaux des équipes.
La « honte » de Kimmich a retenti comme un coup de tonnerre. Dans la culture footballistique allemande, les appels publics à la démission de l'entraîneur par le capitaine sont une révolution. La presse allemande a déjà parlé d'un « coup d'État interne ». Bild exige la démission de Nagelsmann, Kicker écrit sur une « désintégration totale ».
Prochain match / Aperçu du prochain match
Le prochain match de l'équipe nationale allemande en Ligue des Nations était prévu pour début octobre 2026. Selon le calendrier de la compétition, la phase de groupes se poursuivra jusqu'à la mi-novembre. Cependant, le sort de ces matchs est désormais remis en question.
Si Joshua Kimmich et d'autres vétérans (Gündogan, Müller, Ter Stegen) obtiennent gain de cause, un nouvel entraîneur préparera l'équipe pour les prochains matchs. Parmi les candidats figurent :
- Hansi Flick – qui a déjà travaillé avec l'équipe et a échoué à la Coupe du Monde 2022, mais jouit toujours d'une certaine autorité.
- Louis van Gaal – agent libre après son passage avec l'équipe nationale des Pays-Bas.
- Jürgen Klopp – le rêve de tous les supporters allemands, mais son passage en équipe nationale est peu probable en raison de son contrat avec le Real Madrid (ou le club qu'il entraîne actuellement).
Le match contre l'Italie a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Le 14 juin – une date désormais inscrite à jamais dans l'histoire du football allemand en lettres noires.
Prévision éditoriale
Où ira l'équipe nationale allemande à partir de là ? Deux options s'offrent à elle : soit la fédération (DFB) annoncera la démission de Nagelsmann immédiatement, le lendemain, en le sacrifiant pour sauver la face. Soit elle tentera de le conserver jusqu'à la fin de la phase de groupes, au risque d'une scission totale au sein de l'équipe.
Kimmich n'est pas un homme qui jette ses mots en l'air. S'il a publiquement demandé la démission, cela signifie que le vestiaire a déjà pris sa décision. Les joueurs sont contre Nagelsmann. L'entraîneur a perdu toute autorité. Continuer avec le staff actuel conduira non seulement à ce que l'Allemagne ne se qualifie pas pour la phase suivante de la Ligue des Nations, mais aussi à des défaites contre les Pays-Bas et la Grèce, terminant dernière avec une possible relégation en Ligue B.
Prévision éditoriale : Julian Nagelsmann sera limogé dans les 48 heures à venir. Un adjoint sera nommé par intérim, et un nouvel entraîneur préparera l'équipe pour les matchs d'octobre. Mais les dégâts sont faits. Cette défaite n'est pas un simple accident. C'est un signal que le football allemand a besoin d'une remise à zéro totale, de la formation des jeunes à un changement de mentalité. La seule question est de savoir qui osera mener cette « révolution » – et s'il ne sera pas trop tard.
— Editorial Team